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Quand le management bouleverse l’organisation de l’entreprise

21 novembre 2012 |

Le monde évolue et avec lui, l’entreprise se modifie. Des formes d’organisation du travail et de management, basées sur la coopération ou la collaboration montrent leur pertinence, et prouvent que ce type d’approche n’est pas seulement le fruit de laboratoires d’idées. Sous l’angle différent du choix d’organisation juridique, le modèle coopératif fait également ses preuves dans la durée.

Un nouveau modèle d’organisation

Ces formes alternatives de management sont principalement collaboratives : salariés et dirigeants se placent sur le même pied d’égalité. Dans ce modèle, il n’est plus question de faire bénéficier les cadres d’une place de parking ou d’un bureau plus grand !

Les niveaux de hiérarchisation s’effacent au profit d’un engagement collectif.

Dans cette même idée, les dirigeants laissent peu à peu les salariés prendre des initiatives. À l’exemple de Favi, le leader mondial en fonderie sous pression d’alliage cuivreux, dont l’ancien directeur Zobrist constate qu’il n’y a « pas de performance sans bonheur et de bonheur sans responsabilité ». Ainsi, il supprime les intermédiaires hiérarchiques et laisse les salariés s’organiser par client plutôt que par tâche. Si un chef de groupe est toujours désigné, ce dernier n’impose jamais ses directives, mais donne un objectif à tenir et lègue aux équipes le choix du chemin à parcourir.

Le but : que les employés fassent preuve d’initiatives et qu’ils se sentent mieux pris en considération par leur hiérarchie. « On encourage la prise de risque sans avoir recours aux carottes et aux bâtons », précise l’ancien dirigeant.

Un modèle facteur d’avantages concurrentiels

En faisant coïncider les intérêts de l’entreprise et des salariés, et en privilégiant les moyens sur les objectifs, ces nouvelles formes de management créent un engagement collectif, propice à une meilleure productivité mais aussi à une meilleure compétitivité.

L’exemple de la biscuiterie Poult l’illustre parfaitement : en supprimant les échelons hiérarchiques, la société a doublé son résultat opérationnel en deux ans. Les salariés sont plus heureux, car plus investis puisqu’ils décident, au même titre que le dirigeant, des lignes de conduite à suivre. Ils ne subissent plus les directives souvent incomprises. Il y a donc généralement une meilleure ambiance «même si ce n’est pas rose tous les jours », admet le PDG de la biscuiterie Poult.

Pour lsaac Getz, professeur à ESCP Europe, ces nouvelles formes de management nécessitent un véritable apprentissage de la part des patrons, mais aussi des employés. Selon lui, ces derniers peuvent montrer une certaine méfiance face à ces méthodes novatrices puisqu’ils ont été habitués à « obéir et à appliquer des procédures ». Et il est parfois très difficile pour l’équipe dirigeante de s’empêcher de prendre des décisions.

Comme le résume Isaac Getz « pour atteindre la performance forte et durable qu’ils visaient, ces patrons ont renoncé à agir sur l’homme (à le contrôler, le motiver, le manager) et préféré agir sur son environnement pour que ce dernier le nourrisse ». Un pari gagnant pour un grand nombre de sociétés, qu’il s’agisse de Scop, de coopératives ou d’entreprises plus classiques. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler.